2014/2016 : évolution du chantier du Stade de Beaublanc


Le rappel concret de l’activité autour du stade de Beaublanc depuis février 2014 - quand apparaissent les premières fissures en face inférieure des consoles du balcon du gradin supérieur (voir ici) -, est implacable : les faits sont têtus, la vérité également. Ces faits ont été analysés par le directeur régional d’Eiffage, Christian Birbaud, en ma présence lors d’une conférence de presse que nous avons donnée ce vendredi. Les voici.

1) L’activité sur ce chantier depuis 2014 n’a jamais cessé ; la ville y a veillé.


2) Aucune solution - qui aurait permis de terminer le chantier à ce jour – ne m’a été proposée par qui que ce soit au lendemain de mon élection, en dépit de ce qu’a affirmé l’ancien maire de Limoges lors du dernier conseil municipal. Et pour preuve : la totalité des points de faiblesse dans les structures béton du chantier n’a fini d’être répertoriée qu’en novembre 2015.


3) Pendant ces deux années et demi, la ville n’a pas ménagé ses efforts pour faire avancer le dossier et trouver des solutions qui protègent au mieux les intérêts des Limougeauds et ce, auprès de tous les partenaires de cette opération : maitrise d’œuvre, entreprises, bureau de contrôle, assurances. Ceci afin d’éviter un contentieux qui aurait, sans aucun doute bloqué pendant de longues années le chantier du stade.


4) Les déboires du stade de Beaublanc sont de même nature et possèdent les mêmes causes que ceux enregistrés par deux autres chantiers en France : les « Pôles d’administration publique » et de « compétences en propriété intellectuelle de Strasbourg » ; la « Toulouse School of Economics » (lire ici). Dans les trois cas, les erreurs de calcul émanent du même bureau d’Etudes : RFR GO+. Le cas de Beaublanc semble toutefois plus complexe, à la fois techniquement (par rapport à Toulouse) et financièrement (à Strasbourg, le projet est cofinancé par l’Eurométropole, l’Etat, l’Inpi et la région Grand-Est, ce qui pose d’ailleurs la question du financement du Grand Stade de Beaublanc…)


5) Les solutions pour réparer le stade sont en fin d’examen par le Bureau de contrôle Veritas qui doit impérativement les valider afin que le chantier se poursuive dans des conditions normales. A compter du démarrage de ces travaux, il faudra compter 18 mois avant la livraison du stade.



6) A ce jour, 42,2 millions d’euros TTC ont été engagés par la ville sur un coût total prévu à l’origine de 54,2 millions TTC. Le surcoût de réparation est en cours de chiffrage. En toute hypothèse, il sera compris entre 7 et 10 millions d’euros HT (en sus du total initial). La ville devra obligatoirement en faire l’avance. Un total de l’ordre de 60 millions d’euros donc pour un demi-stade et dans une ville qui ne compte aucune équipe susceptible de le rentabiliser.


7) J’ignore encore dans quelles conditions ce surcoût sera couvert par les assurances, ni à quelle hauteur. Les répercussions sur le budget de la ville sont malheureusement certaines : ce surcoût vient s’ajouter à la baisse des dotations de l’Etat à la ville et à la perte de son statut de capitale régionale qui se traduit notamment par le départ de nombreux cadres et l’ignorance par Bordeaux des dossiers limougeauds (mes deux posts précédents).

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