Prévention et lutte contre la délinquance: la persévérance est la noblesse de l’obstination !

En 2014, face à la dégradation de la situation en matière de délinquance, je m’étais engagé à doter Limoges d’un véritable service public local de la sécurité. Dans un souci d’efficacité et de cohérence, les principaux intervenants dans ce domaine ont été centralisés au sein de la direction sécurité prévention salubrité. Des moyens humains, matériels et financiers importants ont été engagés et placés sous la responsabilité de spécialistes reconnus de la sécurité et de la prévention. Les résultats sont là.

Entre 2014 et 2019, à années pleines, le nombre d’atteintes à l’intégrité physique a baissé de 1.22 % (- 14 faits, soit 1135), les atteintes aux biens de 15.54 % (- 711 faits, soit 3867), et l’indicateur de pilotage des services, qui concentre les infractions les plus anxiogènes, a diminué de 19.9 % (- 598 faits, soit 2414). Je pourrais me réjouir des bons résultats, surtout au regard de la situation de la plupart des autres villes de même strate, voire bien plus petites, ailleurs en France. Je me refuse à ce satisfecit, car derrière chaque acte délinquant, il y a une victime qui restera potentiellement marquée à jamais dans sa chair ou son esprit.

Ces derniers mois, le sujet de la sécurité est omniprésent : terrorisme, violences faites aux femmes, intimidations et démonstrations de force des dealers dans les quartiers, attaques contre les forces de l’ordre, agressions d’élus, séparatisme, marquent le quotidien. Et parfois en face, juste ce qu’il faut de lâcheté, d’attitude démissionnaire voire complaisante.

Mais la réalité est bien là, et le gouvernement semble vouloir engager, avant qu’il ne soit trop tard, les moyens nécessaires au respect du contrat social. Ces moyens, ne nous leurrons pas, ce ne sont pas seulement des lois, ce sont les moyens de les appliquer. Je serai très vigilant sur ce point.

C’est dans ce cadre, qu’en partenariat avec le Président de la Communauté Urbaine, nous avons proposé la mise à disposition de foncier pour l’implantation d’un centre de détention avec maison d’arrêt sur Limoges. Il s’agit de contribuer à l’accroissement des capacités d’accueil, mais aussi de mettre fin aux conditions de détention actuelles, qui ne favorisent pas la réinsertion sociale.

A cette situation déjà complexe, se sont ajoutés une crise sanitaire exceptionnelle, conjuguée à une menace terroriste sans précédent au 21ème siècle. Là encore, la Ville a démontré sa faculté d’anticipation et ses capacités opérationnelles, au travers de la police municipale et de nombreux autres services (CCAS, médecine préventive, éducation-jeunesse, prévention-médiation, centre de supervision urbain, etc.).

Face à la menace terroriste, l’organisation partenariale avec la police nationale et les militaires de l’opération « Sentinelle », a permis le renforcement du dispositif existant aux abords des écoles et des lieux de cultes. A cette occasion, l’armement de la police municipale, le haut niveau de formation de ses agents, l’extension de la vidéo-protection à toutes les écoles primaires publiques et privées, sont apparus comme des préalables indispensables à un déploiement efficace.

La Ville de Limoges est précurseur dans le domaine de la prévention de la radicalisation, où elle s’est engagée, dès 2017, en créant une cellule municipale dédiée. Je remercie Monsieur le Préfet et Monsieur le procureur de la République d’avoir poursuivi le travail de leurs prédécesseurs dans ce domaine et avec lesquels je viens de signer une Charte de confidentialité pour l'échange d'informations (dans le cadre du CLSPD) en matière de prévention de la radicalisation violente.

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