Le renouveau des halles centrales témoigne de notre politique de revitalisation du centre-ville

« Il faut que tout change pour que rien ne change » : j’avais en tête cette phrase célèbre tirée du « Guépard », le roman de Lampedusa popularisé par le film de Visconti quand j’ai sonné la cloche de la réouverture des halles en ce samedi matin. Car, d’une certaine façon, cette phrase est la philosophie qui a guidé notre projet de rénovation pendant ces 17 mois de travaux.

« Que rien ne change » : Nous devions absolument veiller à conserver ce magnifique témoignage du génie Limougeaud, ce patrimoine emblématique de notre ville au même titre que sa gare de chemin de fer. En un mot rendre ces halles encore plus belles qu’elles ne l’étaient et « réparer des ans l’irréparable outrage » que d’autres avaient laissé s’installer… La modernisation, l’adaptation au XXIe siècle et aux technologies contemporaines, oui, mais à condition de ne pas les dénaturer par un « signe architectural » hasardeux.


Pour cela, il fallait que tout change. Le bâtiment n’était plus adapté, ses installations techniques étaient vieillottes, et mêmes carrément obsolètes, les étals des commerçants à bout de souffle, à l’image de ce qu’était devenu un édifice construit il y a plus de 130 ans.

Pour le détail des travaux, je vous renvoie à l’excellent article paru dans « Vivre à Limoges » du mois de novembre (ici) dans lequel vous découvrirez que, du sol au plafond – et même du sous-sol à la charpente métallique, pour laquelle il a fallu confiner le chantier pendant 4 mois afin de procéder à son déplombage – tout a été réfléchi, dessiné, nettoyé, refait, consolidé, rénové, remplacé. Vingt fois sur la planche à dessin – ou plutôt sur les autocads informatiques -, les services de la ville et l’architecte retenu au terme d’un appel d’offre ont remis l’ouvrage, sous la conduite de vos élus.

Mais le résultat est là et je vous invite à venir le voir. Au-delà de la beauté ré-inventée, au-delà de la sobriété et de la modernité des installations, au-delà de la fierté éprouvée par tous – Limougeauds, services de la ville, élus, entreprises - ce samedi, j’aimerais insister ici sur le fait suivant : cette transformation s’inscrit dans la politique de revitalisation du cœur de Limoges que le Conseil municipal conduit depuis maintenant cinq ans. Après les rues piétonnes et alors que la première phase de la rénovation de la Place de la République est sur le point de s’achever, il s’agit de redonner au cœur de ville son dynamisme. Mieux : il s’agit de profiter de l’essoufflement relatif que connait le modèle commercial des grandes surfaces en périphérie pour redonner aux Limougeauds le goût d’arpenter les rues du centre. En témoignent les 34 commerçants (dont 8 nouveaux) et restaurateurs présents à l’ouverture ; en témoigne également le nouvel espace de convivialité installé au cœur de la Halle et le « show-room » unique en France « Limoges Ville créative de l’Unesco » que je vous invite vivement à découvrir.


C’est là un volet essentiel de notre politique, qui passe également par la rénovation des façades des immeubles et la lutte contre l’habitat insalubre, le renforcement de la sécurité publique. C’est une politique de longue haleine que je mène avec détermination. Mais, de même que Rome ne s’est pas faite en une jour, Limoges ne retrouvera un dynamisme mis à mal par quelques décisions malheureuses que si tous les Limougeauds, au-delà de leurs convictions partisanes, sont persuadés qu’ils œuvrent pour l’avenir de leurs enfants.


Derniers détails : ce chantier a tenu ses délais (17 mois), a tenu son budget (6 millions d’euros en dépit du déplombage inattendu de la charpente métallique), a été subventionné par l’Etat, l’Europe et la Région Nouvelle-Aquitaine) à hauteur de près de 60%.

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