Quelques vérités sur le budget de la ville

Voici le texte de mon édito qui parait dans "Vive à Limoges" du mois de mai.


Un incident sur le réseau municipal le mois dernier et sa rapide résolution en une demi-journée ont démontré à quel point l’eau que nous nous consommons tous les jours sans trop y faire attention est un bien précieux. A Limoges, ce bien est pompé, filtré et distribué par une régie municipale : chaque jour, 204.000 consommateurs dans 21 communes de notre agglomération et au-delà en profitent. Tout au long de l’année, sans que nous nous en rendions réellement compte, l’exploit quotidien qui consiste à alimenter ces centaines de milliers de personnes de façon fiable et en toute sécurité avec le fluide le plus indispensable à toutes les formes de vie est réédité dans la plus grande discrétion et dans le cadre d’une organisation rigoureuse et sans faille. Il m’a semblé intéressant de le rappeler dans ce numéro.

XXX

Le conseil municipal s’est réuni il y a quelques jours pour adopter le budget de la ville. Le budget est sans doute l’acte politique – au sens citoyen du terme - le plus important que les élus doivent accomplir chaque année : il détermine la vie de la commune pendant un an et témoigne des relations qu’elle entretient avec tous les acteurs de son territoire. Il est vraisemblable que vous entendrez dire beaucoup de choses sur ce budget, notamment de la part de l’opposition municipale. C’est normal, c’est le jeu démocratique et toute opinion est respectable même si nous savons tous qu’elle peut être orientée par le jeu des convictions politiques. Quelques faits incontestables donc :

  • En 2016, le gouvernement socialiste ampute pour la 3e année consécutive le budget de la ville sur la dotation globale de fonctionnement. Sur 3 ans, cela représente 7,6 millions d’euros que la ville ne touche plus.

  • Parallèlement, le même gouvernement augmente dans une vision manifestement électoraliste le salaire des fonctionnaires et ce, sans la moindre concertation avec les collectivités. Coût pour Limoges : 400.000 € dès cette année, 900.000 € les années suivantes ;

  • Je me refuse à augmenter les taux des impôts locaux pour compenser ces pertes sèches : j’ai donc demandé aux services de la ville des efforts drastiques pour contenir autant que se peut les charges courantes qui, elles, continuent de croitre ;

  • Dans cet esprit nous rationalisons nos dépenses : certains grands clubs sportifs voient leur subvention diminuer, mais pas en deçà de celle qu’ils touchaient en 2014. Certaines associations voient également leur subvention baisser : mais ce sont celles qui disposent d’économies ou de fonds propres conséquents généralement constitués avec tout ou partie d’argent public. Je suis redevable devant chaque Limougeaud de l’emploi des deniers publics : l’argent du contribuable ne doit pas servir à entretenir certains bas de laine associatifs. En temps de crise, chacun doit faire des efforts.

  • Les associations qui œuvrent dans les quartiers les moins favorisés et qui relèvent de la politique de la ville, auprès de nos concitoyens les plus fragiles ont vu leurs subventions respectées voire augmentées : l’enveloppe globale passe ainsi de 500.000 € à 750.000 €.

  • Enfin, la ville publie dans ce numéro tous les chiffres du budget pour que vous puissiez juger vous-mêmes. Faites-vous votre opinion.

Voilà, chers Limougeauds, ce que je peux vous dire aujourd’hui. Vos élus travaillent et vous savez, pour nous connaître, que nous ne sommes guidés que par une seule ambition : notre ville et vous.





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